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    Sam 9 Juin
    Davy Sicard + Te Beiyo

// Chronique // Capital Letters : Wolverhampton

 

Presque  45 ans après leur formation dans la ville britannique de Wolverhampton, les Capital Letters reviennent avec un album éponyme. Dans « Wolverhampton », ils portent un regard averti sur l'évolution de la société, réagissent sur ce qui les touchent, les inquiètent : quand Thanks and Praise se meut en un message spirituel pur, le morceau Try, Try, Try  encourage à la persévérance (« Work Hard Live Good. If You’re Not Try How We Gonna Know If You Can Succeed ? ”). Movie Star , mesdemoiselles est une invitation à la danse pendant que Jah Music est un hymne à ce qui fait l’essence du reggae : le rastafarisme et son combat (« We’re fighting  for Africa. Sweet Reggae Music. Rasta Music »).

Un album tout en douceur musicalement et en puissance textuellement, les thématiques restent propres au message reggae et les sonorités gardent cette influence anglaise mêlées à celle de la Jamaïque qui résonnent d’ailleurs à travers les nyahbinghis sur Pumping. 

En écoutant "Wolverhamton", on retrouve  par moment les Capital Letters « d’avant ». Reformé en 2013, le groupe avait sorti un album regroupant des titres inédits enregistrés en 1985 … et depuis 30 ans rien. Ou moins de scènes mais pas d’album studio. Et dans ce sens,"Wolverhampton" s’inscrit comme une continuité réussie dans la base musicale rythmique roots reggae à l’anglaise. Capital Letters fidèle à eux – mêmes ! 

 

 

Mylène, bénévole à Canal 93.
Chroniqueuse à LFM Radio,  ConcertLive, Soundcultur'ALL

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